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Harcèlement et cyberharcèlement scolaire, une nouvelle action du Plan de Cohésion sociale

Le Plan de Cohésion Sociale de Martelange a décroché une subvention supplémentaire pour traiter de la "sensibilisation au harcèlement sur les réseaux sociaux". Avec deux partenaires "Alvéole Théatre" et Inforjeunes, le PCS veut développer plusieurs actions. Dans la boite à idées actuellement, des interventions dans nos écoles en 5e et 6e primaires ou encore un stage parents-jeunes à Pâques. 

Ces dernières années, la question du harcèlement à l’école et de ses prolongements sur les réseaux sociaux ont connu une série d’épilogues dramatiques. Selon une étude de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un élève sur trois de la 6ème primaire à la 3ème secondaire serait concerné par le harcèlement en tant que victime, harceleur ou témoin. Vexations, humiliations, insultes, violences, harcèlement sur la toile… Autant de phénomènes qui peuvent avoir des conséquences désastreuses sur des victimes aux profils très variables, sur des harceleurs souvent pris dans une spirale de popularité et qui développent peu d’empathie, ainsi que sur des témoins qui, par leurs rires, leurs « likes » et leurs commentaires encouragent le harceleur.

Qu’est-ce que le harcèlement ?

Selon Bruno Humbeeck, psychopédagogue et spécialiste de la lutte contre le harcèlement, il s’agit de « comportements et/ou des attitudes agressives mises en œuvre de manière répétitive par un ou plusieurs élèves, dans le but d’exclure ou d’humilier l’un d’entre eux et/ou s’installer, par rapport à lui, dans un rapport systématique de dominance ». À noter que certains auteurs de harcèlement, même s’ils ont l’intention de nuire et prennent du plaisir à faire mal, ne se rendent pas compte des conséquences exactes de ce qu’ils font. Ils pensent simplement s’amuser.

Trois caractéristiques importantes

• une conduite inadaptée d’un ou plusieurs élèves envers un autre avec une intention de nuire,

• la répétition des faits dans la durée,

• le déséquilibre des forces de pouvoir, la victime se sent écrasée et impuissante.

 

Deux catégories de violence :

La violence physique et verbale : le harceleur frappe sa victime, la bouscule, lui crache dessus, lui fait des croches pieds, lui bloque le passage, lui déchire les vêtements, la blesse. Il l’insulte, lui donne un surnom, se moque bruyamment de ses particularités, l’humilie publiquement, profère des menaces.

La violence morale : le harceleur ignore la victime, la met à l’écart, répand des rumeurs sur son compte, la sépare de ses amis, l’exclut du groupe, la ridiculise sur les réseaux sociaux.

 

 

Comment se déroule le harcèlement ?

Une dynamique particulière : Agresseur – Victime – Témoins

Malgré le fait que le harcèlement se déroule la plupart du temps hors de la vue des adultes, il ne peut exister que s’il est parfaitement visible aux yeux des pairs. Il s’agit presque toujours d’un phénomène de groupe. Les spectateurs/témoins jouent ici un rôle déterminant au sein du processus de harcèlement. Leurs rires, leurs likes, leurs silences sont autant d’encouragements pour le harceleur et à l’inverse leur désapprobation, leur opposition ou leur soutien apporté à la victime peuvent réduire ses effets ou le faire cesser.

L’utilisation des réseaux sociaux amplifie le phénomène. Le harcèlement ne s’arrête pas aux portes de l’école. Le téléphone portable peut devenir une arme de destruction, les agresseurs (qui sont parfois de parfaits inconnus pour la victime) ne lui laissent aucun répit.

Mon enfant est victime et je n’ai rien vu !

Très souvent la victime garde le silence : elle a peur de représailles, elle a honte, elle espère que ça va s’arrêter rapidement, elle ne veut pas faire de peine à ses parents… Mais il existe des signes auxquels on peut être attentifs : l’enfant ne veut plus aller à l’école, ses résultats scolaires sont en baisse. Il change d’humeur, se met en colère, devient agressif avec son entourage, il a des maux de ventre, de l’eczéma… Il a tendance à s’isoler, à se replier sur lui-même, il perd l’estime de soi…

Comment réagir ?

Être à l’écoute de l’enfant, l’encourager à parler sans le juger, lui rappeler qu’il a de la valeur, qu’on l’aime… Il faut éviter de minimiser les faits, l’enfant peut ne pas se sentir compris et se refermer encore plus. L’inciter à se défendre peut être contre-productif, les représailles peuvent être encore plus violentes ou prendre des formes encore plus sournoises. En tant que parents de la victime, s’adresser directement aux harceleurs risque d’aggraver les choses, ceux-ci n’ont souvent pas conscience des dégâts qu’ils font : « C’est juste pour rigoler ! » Le harcèlement scolaire doit être traiter à l’école avec la collaboration des parents, des enseignants, de la direction, du PMS, etc. De plus en plus d’école mettent en place des outils de préventions : formations spécifiques des enseignants et éducateurs, boîtes à messages, espaces de parole régulés, organisation et surveillance des cours de récréation, des couloirs… Accueil de conférences ou de spectacles à l’intention des élèves et des adultes…

 

Pour plus d’information :

Infor Jeunes Luxembourg

Rue des Faubourgs, 17

6700 ARLON

063/23.68.98

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Bibliographie
  • HUMBEECK B., LAHAYE W. et BERGER M. Prévention du harcèlement et des violences scolaires Editions De Boeck, 2016.
  • BELLON, Jean-Pierre, Bertrand GARDETTE. Harcèlement et brimades entre élèves. La face cachée de la violence scolaire. Paris. Éditions Fabert. 2011.
  • FRAISE, Nora. 2015. Stop au harcèlement ! Paris : Éditions Calmann-Lévy.
  • GOSUIN Pascaline, Julien LECOMTE. 2017. « Détends-toi, c’est juste pour rire ! », dans Université de Paix, n°141, Trimestriel décembre 2017-janvier-février 2018.
  • TISSERON, Serge. 2010. L’empathie au cœur du jeu social. Éditions Albin Michel.
  • Dossier à télécharger :
http://www.clps-lux.be/fpdb/download/HarcelementEnMilieuScolaireDossier.pdf
  • Sur YouTube :  Cyber harcèlement Province de Luxembourg
https://www.youtube.com/channel/UCLIJYypHXCalbl4TaqTnIqw
 
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Plan de cohésion sociale